Les conclusions d’un rapport récent de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes sont sans appel. Les 2/3 des professionnels du bien-être (souvent installés avec un statut de micro-entrepreneurs) contrôlés en 2018 “présentaient au moins un manquement, majoritairement des défauts d’information, mais aussi dans certains cas des pratiques commerciales trompeuses”. 

MyLittleSiteWeb accompagnant beaucoup de ces professionnels, j’ai voulu en savoir plus sur ce rapport et sur les points pour lesquels il faut être vigilant, notamment sur  la présentation d’une activité via un site Internet.

 

Des éléments à prendre en compte sur votre site et dans votre communication…

 

1/ Des allégations thérapeutiques ou « de santé », non justifiées sur les compétences des professionnels, ont fréquemment été constatées. Certains professionnels soulignent ainsi qu’ils « participent à la guérison », « soulagent la douleur », « traitent les maladies graves » ou utilisent abusivement des termes médicaux tels que « consultations » ou « patient ».

2/ Nombre d’hypnothérapeutes utilisent les termes « hypnose médicale » alors que cette pratique, utilisée pour réduire la douleur ou à des fins d’anesthésie, est un acte médical réservé à des professionnels de santé.

3/ D’autres professionnels revendiquent leur efficacité : « arrêter de fumer en 1h, résultat immédiat » sans être en mesure d’en apporter la démonstration. 

4/ Emploi des termes « diplômé », « certifié », « agréé » sans posséder de diplôme d’État, de certification ni d’agrément officiel, usage du qualificatif «naturopathe» sans avoir suivi la formation requise, ou du terme « psychothérapeute » par un « psychopraticien » non qualifié.

 

Des sites internet incomplets

Premiers supports d’information des consommateurs, les sites internet (sites de référencement ou sites personnels) ont été contrôlés. Les anomalies les plus récurrentes concernent, outre l’emploi d’allégations thérapeutiques ou l’usage inapproprié voire trompeur de mentions valorisantes, la présence de clauses abusives et illicites dans les conditions générales de vente (CGV), l’absence d’information relative à la possibilité de recourir à un médiateur de la consommation ou des mentions légales incomplètes.

 

Une politique de confidentialité non respectée

Certains professionnels collectent et conservent des données personnelles sensibles de leurs clients : coordonnées, profession, bilans de santé et troubles dans des logiciels dédiés. Aucun d’entre eux n’a pourtant pris les mesures destinées à protéger ces données, certains les transmettant même directement aux entreprises intéressées via les plateformes en ligne qu’elles mettent à leur disposition. Des signalements ont été effectués auprès de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) à la suite de ces constatations.

Conclusion

 

Il est donc essentiel pour les (vrais) professionnels du bien-être de respecter ces règles dans leur communication digitale ou autre. Des éléments que nous prenons en compte pour accompagner nos clients dans leur visibilité sur Internet !

Voir l’étude complète

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